ALTER EGO de Château PALMER 2011

Second vin de Château PALMER

3ème Grand Cru Classé

Margaux, Rouge

Le vignoble de Palmer était autrefois connu sous le nom de château de Gasq, du nom de son propriétaire, qui fit connaître ses vins au palais de Richelieu, plus tard à la cour de Louis XV, et... En savoir plus

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Le vignoble de Palmer était autrefois connu sous le nom de château de Gasq, du nom de son propriétaire, qui fit connaître ses vins au palais de Richelieu, plus tard à la cour de Louis XV, et contribua beaucoup à étendre la réputation des vins du Médoc.

L'histoire de château Palmer se confond souvent avec l'Histoire. Tout d'abord, par la rencontre symbolique en 1814 de Jeanne de Gasq, avec le major-général anglais Charles Palmer.

 

C'est un officier supérieur britannique qui a donné son nom au domaine.
En 1814, Charles Palmer (1777-1851), Major Général dans l'armée britannique, acquiert auprès de la famille de Gascq un domaine viticole auquel il laissera son nom.

L'histoire de l'acquisition du domaine tient autant de la fable galante que de la vérité historique. Gentleman, officier et aide de camp du Prince de Galles, Charles Palmer est connu à la Cour d'Angleterre pour ses conquêtes féminines et ses victoires militaires.

En 1814 l'épopée de Napoléon Ier touche presque à son terme quand Palmer arrive en France avec le futur duc de Wellington. Au cours d'un trajet en diligence à travers le pays il rencontre Marie de Gascq, une jeune veuve qui cherche à se séparer d'une propriété viticole sise en Médoc. Celle-ci n'hésite pas à la comparer à Lafite-Rothschild.

Convaincu autant par les arguments que par le charme de sa compagne de voyage, Charles Palmer se retrouve propriétaire du domaine. Homme de passions, il consacre beaucoup de temps, d'énergie et d'argent à développer sa propriété. De 1816 à 1831, il acquiert des terres, des immeubles, des échoppes sur les communes de Cantenac, Issan et Margaux. Son domaine s'étend, dans les années 1830, sur 163 ha, dont 82 ha de vignoble.

Le Major-Général résidant principalement en Angleterre, le domaine est géré par un négociant bordelais du nom de Paul Estenave et un régisseur, Jean Lagunegrand. Charles Palmer entreprend quant à lui de faire connaître et apprécier son vin à ses relations mondaines et à la Cour d'Angleterre.

Grâce à ses entregent et à son charme, le « Palmer's Claret » est rapidement recherché des clubs londoniens et gagne même les faveurs du futur roi George IV.

Mais Charles Palmer vit grand train et se voit contraint en 1843 de vendre sa propriété pour des raisons financières. Malgré cet échec personnel, Palmer restera pour la postérité l'homme qui a posé les fondations de l'excellence et du prestige du domaine qui porte son nom.



En trois quarts de siècle, les Pereire ont hissé Château Palmer au rang de l'un des plus prestigieux crus de Margaux
De 1844 à 1853, Château Palmer est géré par la Caisse Hypothécaire de Paris. En juin 1853, deux grands banquiers du Second Empire, rivaux des Rothschild, Emile et Isaac Pereire, s'en portent acquéreurs pour la somme - importante à l'époque - de 413.000 francs.

Ils sont, comme le Général Palmer, des personnages hors du commun. Nés à Bordeaux - Emile en 1800 et Isaac en 1806- les Pereire sont de bons exemples d'une success story à la française.

Leur fortune est fondée sur des activités financières et immobilières. Ils contribuent à la modernisation de la France du Second Empire, bâtissant le nouveau Paris aux côtés du baron Haussmann et de Napoléon III et construisant des lignes de chemin de fer.

En Aquitaine ils s'illustrent en créant une station balnéaire proche de Bordeaux, Arcachon.

Les frères Pereire tiennent, avec Château Palmer, l'œuvre de leur vie. Dès 1853, ils s'attachent à la réorganisation du vignoble.

Hélas ! ils manquent de temps pour hisser Château Palmer parmi les premiers lors du classement de 1855 : leur propriété est classée Troisième Grand Cru alors que le vin atteint, selon l'avis général, le niveau des plus grands.

Isaac et Emile Pereire continuent pourtant à embellir leur propriété : ils font construire en 1856 l'actuel château, confié à l'architecte bordelais Burguet. Mais la fin du XIXeme siècle ne leur est guère favorable. Les frères Pereire et leurs descendants combattent l'oïdium et le phylloxéra, surmontent la guerre de 1870, puis la Première Guerre Mondiale. Il n'y aura que la grande crise des années 1930 pour les contraindre à céder le domaine.

 

AUJOURD'HUI
Deux familles bordelaises sont propriétaires depuis 1938. Leurs héritiers se consacrent à la poursuite d'une tradition d'excellence


Les familles actionnaires


En 1938 quatre familles bordelaises, les Mähler-Besse, les Sichel, les Miailhe et les Ginestet, toutes actrices du négoce des grands vins de Bordeaux, s'unissent pour reprendre Château Palmer et lui redonner le rang qu'il mérite.

Deux d'entre elles quitteront la société mais les Sichel et Mähler-Besse lui resteront fidèles.

Depuis qu'elles ont fait l'acquisition de Château Palmer, les familles actionnaires ont appliqué avec constance les grands principes qui ont contribué à la prospérité de ce grand cru: authenticité, qualité et pérennité.

Des efforts soutenus et sans concession qui permettent à son terroir exceptionnel de produire des vins d'exception, désirés dans le monde entier.

Originaire des Pays-Bas, la famille Mähler a longtemps partagé son temps entre le commerce du textile et le négoce de vins. Le fondateur de la dynastie franco-néerlandaise, Frédérick (1868-1952), épouse Marguerite Besse, d'une famille bordelaise d'armateurs, en 1905 et s'installe à Bordeaux pour y établir une société de négoce de vins fins. Frédérick Mähler souhaite acheter une propriété et pense à Château Gruaud-Larose.

Mais ses amis Sichel, Ginestet et Miailhe le convainquent de se lancer à leurs côtés dans l'aventure de Château Palmer en 1938. Ni lui ni ses descendants n'ont jamais regretté ce choix. Aujourd'hui ses descendants sont toujours associés et encouragent avec passion la poursuite de l'aventure.

La famille Sichel s'est investie dans le négoce du vin dès 1883. Le fondateur de la dynastie, Hermann, d'origine allemande, avait trois fils qui ont fondé leur propre maison, l'un en France, l'autre en Angleterre et le troisième en Allemagne.La Maison Sichel spécialisée dans la distribution de grands crus au Royaume-Uni est l'œuvre d'Allan (1900-1967).

En 1938, il acquiert avec ses associés Château Palmer à une époque difficile pour les plus grands châteaux - un pari fou par amour des vins de Bordeaux. Son fils Peter (1931-1998), aussi passionné et doué du même sens commercial que lui, s'installe à Bordeaux en 1960. Il y épouse Diana, d'origine anglaise comme lui. Ses enfants poursuivent aujourd'hui son œuvre.

 

Les gérants


C'est Edouard Miailhe qui assume la lourde tâche de gérer la propriété sous l'occupation allemande. Après les drames de la Seconde Guerre mondiale et la détérioration du château par les troupes allemandes, les années 1950 voient la reconstruction du vignoble sous la gérance de Jean Bouteiller (1913-1962), gendre de Frédérick Mähler. L'un de ses fils, Bertrand, lui succède usqu'en 2004.

Quand on sait que celui-ci a passé 42 ans à la tête du domaine, il n'est pas excessif de dire que sa vie a été entièrement dédiée à Palmer. Bertrand Bouteiller garde le souvenir du millésime 1961. Cette année vinifiée avec son père deviendra légendaire pour sa qualité et consacrera le statut de Palmer comme l'un des meilleurs grands crus de Bordeaux. Sous sa gérance la vie quotidienne du domaine est confiée à une famille, les Chardon, dont les membres restent liés à Château Palmer jusqu'à aujourd'hui.

En 2004 les actionnaires confient les rênes de Château Palmer à Thomas Duroux, ingénieur agronome âgé d'une trentaine d'années. Après avoir vinifié à travers le monde chez les plus grands (en Californie, en Toscane...) Thomas Duroux retrouve avec émotion le terroir bordelais dont il est originaire.

Il est chargé de mener Château Palmer à travers une révolution tranquille: hausser toujours le niveau d'excellence, répondre à l'exigence des marchés, innover tout en respectant l'histoire. Plus qu'un renouveau ponctuel c'est un constant renouvellement que connaît Château Palmer et qui se poursuit aujourd'hui encore.

 

Références du même Château : 

Alter Ego de Château Palmer 2007

Alter Ego de Château Palmer 2011

Château Palmer 2009

  • Poids 20
  • Video - Titre Château Palmer
  • Video - Sous titre Thomas Duroux
  • Video - Code DUAYM5Ojl6I
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