Château CARBONNIEUX 2012

Grand Cru Classé

Pessac Léognan

Blanc

L’origine médiévale du domaine de Château Carbonnieux est attestée par un acte d’échange, en date du 2 avril 1292, passé entre deux moines de la puissante abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux.... En savoir plus

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L’origine médiévale du domaine de Château Carbonnieux est attestée par un acte d’échange, en date du 2 avril 1292, passé entre deux moines de la puissante abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux. Existait alors un plantier de vignes formant une enclave dans la dense forêt d’Ornon, « artigue » ( terre défrichée ) que la famille Carbonius avait en son temps défrichée. Passés les déboires de la Guerre de Cent Ans, le cournau (quartier) de Carbonnieux, terre de franc-alleu (fief noble) échut à un apothicaire de Bordeaux, Jean Dupuyau, dit Passerage.

En 1519, sa veuve, Guillemette, vendit la terre de Carbonnieux à Jean de Ferron. Issu d’une puissante famille bourgeoise de Bordeaux qui possédait déjà des vignes au XIIIème siècle, Jean de Ferron, anobli, pour donner du lustre à son rang, se devait de posséder un grand vignoble en Pays de Graves. Sa politique d’acquisitions et de remembrements continua sous ses successeurs pendant deux siècles jusqu’à ce que le domaine soit suffisamment important pour devenir une véritable maison noble avec son château, ses dépendances, et, naturellement, ses vignes. Sous le règne de Louis XIV, du temps de François de Ferron, Carbonnieux devait atteindre alors sa première apogée.

LES MOINES DE RETOUR AVANT LA REVOLUTION (1730 - 1789)

Le dernier seigneur de Carbonnieux, Charles de Ferron, endetté, céda sa propriété aux moines de Sainte-Croix moyennant la somme de 120 000 livres. Après 2 siècles et demi passés entre les mains des Ferron, une nouvelle ère se profilait pour Carbonnieux. Acquis au départ pour être « une mère nourricière » de l’abbaye, le domaine de Carbonnieux devint vite la grande affaire des moines bénédictins qui n’hésitèrent pas à emprunter massivement pour hisser leur cru de Carbonnieux au premier rang des vins blancs de Graves. Lors du classement de l’Intendance de Guyenne, émis en 1776, les vins blancs du cru de « Aux Bénédictins de Carbonnieux » se négocient autour de 800 livres au tonneau pour une production de 150 tonneaux. Si le « premier cru de Pontac » (Haut-Brion) est à cette époque la référence pour les vins rouges (1250 à 1500 livres au tonneau), Carbonnieux vient largement en tête de tous les vins blancs de Guyenne. La renommée de la célèbre bouteille ornée de la coquille Saint-Jacques était mondiale, de Constantinople aux Etats Unis.
En effet, les vins blancs de Carbonnieux, limpides et peu colorés, entrèrent par ruse dans le palais d’un sultan Ottoman. Une de ses odalisques, la fameuse Aimée Dubuc de Rivery, capturée par des pirates, puis offerte à Abdul-Hamid 1er , devint sa première sultane et les fit passer pour une eau rare et revigorante : « L’eau minérale de Carbonnieux »

En 1786, Thomas Jefferson, troisième président des Etats Unis et grand amateur de vin, sélectionna quelques propriétés renommées pour s’y rendre lors d’un voyage en France. Son carnet de voyages révèle qu’il se rendit en personne à Carbonnieux pour déguster ce « Vin des Odalisques », comme l’on disait en ce temps-là outre-Atlantique.


DES BOUCHEREAU AU XXème SIECLE (1789 - 1956)

En janvier 1791, à l’issue d’enchères acharnées, Carbonnieux est vendu comme « bien national » à Elie de Bouchereau moyennant 366 000 livres, soit 170 000 livres de plus que son estimation. De retour des Antilles, où elle avait fait fortune dans la canne à sucre, la famille Bouchereau s’installe alors au Château de Carbonnieux et y demeurera durant 87 ans. Avant l’attaque du phylloxéra, en 1871, la propriété comprenait 137 hectares, dont la moitié en vignes répartie en cépages nobles du Bordelais et judicieusement sélectionnée grâce aux recherches ampélographiques des Frères Bouchereau.

De 1828 à 1871, Henry-Xavier Bouchereau constituera à Carbonnieux une collection unique au monde de cépages français et européens qui comptera jusqu’à 1242 spécimens différents. Comme la plupart des propriétaires durant la "crise des Maladies", les Bouchereau durent céder leur domaine en 1878.

Il s’en suivra une « valse des propriétaires ». Enfin, à l’aube du XXe siècle, le Docteur Martin entreprend de restaurer entièrement le vignoble. En 1920, le domaine est repris par une société du négoce bordelais qui le cède ensuite à un industriel, Jean-Jacques Chabrat.
De son temps, Château Carbonnieux sera classé grand Cru de Graves une première fois en 1953 pour ses vins rouges et blancs. Le classement définitif de 1959 confirmera ce rang, mais entre-temps, la famille Perrin aura pris en main les rênes du domaine.


LA FAMILLE PERRIN : Une lignée de Vignerons

En 1839, Philibert Perrin, descendant d’une famille de vignerons de Nuits Saint-Georges, entre au service d’Alphonse de Lamartine, poète, homme politique et négociant en vins. A la demande de son maître, en 1845, Philibert part de Milly en Mâconnais pour l’Algérie où il finira par s’installer à son compte comme marchand de biens fonciers. Major de l’Institut Agricole de Montpellier, Antony, son fils (né en 1860), entreprend de constituer un grand domaine viticole qui deviendra le plus important de toute l’Oranie : le Château Tirenat-les-Pins.

Au début du XXème siècle, le château comptera près de 300 hectares, produira 6000 hectolitres et ne cessera de s’accroître jusqu’à ce que la situation ne commence à se dégrader fortement en Algérie. Marc Perrin regarde alors de l’autre côté de la Méditerranée et acquiert le Château Carbonnieux lors des gelées de février 1956. Lorsque la Famille Perrin se verra contrainte de quitter définitivement l’Algérie, en 1962, elle trouvera le château et ses vignes bien mal en point.
Carbonnieux à l’époque, disposait de seulement 30 hectares de vignes, connaissait des rendements dérisoires et les installations étaient entièrement à refaire.


LA FAMILLE PERRIN : L’APOGEE DE CARBONNIEUX 1956 à nos jours

Dès son acquisition en 1956, Marc Perrin s’attèle à la restauration de Carbonnieux. Tout d’abord, il se lance dans une grande campagne de replantation qui porte dans un premier temps le domaine à 45 hectares en 1970, puis à 70 hectares en 1980 pour près de 92 aujourd’hui. Antony, son fils nommé gérant en 1983, construit un nouveau cuvier et modernise les chais pour les adapter aux nouvelles méthodes de vinification. Il poursuit la restauration du château et des vignobles, il n’hésite pas non plus à s’investir dans la renommée de Carbonnieux et des vins de Bordeaux à travers le monde. Il fut un des précurseurs de l’Appellation Pessac-Léognan qui vit le jour en 1987. Il acquiert également de nouvelles propriétés dans l’appellation : Le Sartre et Bois Martin qui appartiennent aujourd’hui à sa sœur.
Il a petit à petit transmis tout son savoir et cet héritage vinicole familiale à ses fils, Eric et Philibert : les méthodes de culture, de vinification, la rigueur et aussi le sens de la qualité …
Aujourd’hui ils ont repris le flambeau d’un domaine à son apogée.

  • Video - Titre Présentation du Château
  • Video - Sous titre Office de tourisme
  • Video - Code zuo27qn7XwE
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