Château FONBADET 2010 Zoom

Pascale Peyronie
Château Fonbadet

Château FONBADET 2010

Cru Bourgeois Supérieur

Pauillac

Rouge

Au nord du petit village de Saint-Lambert, le Château Fonbadet occupe un terroir de choix, entre les plus grands crus de l’Appellation Pauillac, Château Mouton Rothschild, Château Latour,... En savoir plus

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Au nord du petit village de Saint-Lambert, le Château Fonbadet occupe un terroir de choix, entre les plus grands crus de l’Appellation Pauillac, Château Mouton Rothschild, Château Latour, Château Lynch Bages, Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande et Château Pichon Baron de Longueville.

Fonbadet, le lieu qui a donné jadis son nom au cru, est un toponyme typique du terroir médocain, d’origine gasconne, qui signifie fontaine (fon) du petit val (badet).Au Moyen-age, le domaine dépendait de la seigneurie de Latour et tout laisse à penser qu’il fut très tôt planté en vignes.
Mais, c’est seulement, si l’on peut dire, vers la fin de l’Ancien Régime que les archives font état d’un vignoble de cru à Fonbadet.
Par la suite, ce cru passa entre les mains de quelques familles dont la mémoire régionale a conservé le souvenir.

Au début du XIXe siècle, il fut acheté par Pierre de Gères de Loupes, fils du seigneur de Camarsac, qui fut sous-préfet de Lesparre et juge de paix à Pauillac. A la fin du Second Empire, Fonbadet appartenait aux veuves Clarke et Chancel. Un siècle plus tard, l’autre cru médocain de la famille Clarke, Château Clarke à Listrac, se trouvera marié au nom de Rothschild.
Or, il se trouve que le destin devait lier plusieurs fois la lignée des Peyronie à ce nom mythique.


Le Château Fonbadet est protégé de la convoitise de ses prestigieux voisins par une tradition familiale. La Famille Peyronie peut invoquer de très anciennes racines vigneronnes. Déjà présente sur le terroir pauillacais en 1700, d’après Bernard Ginestet, elle serait ainsi contemporaine des Ségur. Quelque deux cents ans plus tard, au début du XXe siècle, l’arrière-grand-père de Pierre est régisseur du Château Lafite-Rothschild, tandis que le grand-père de son épouse, Jany, occupe la même fonction… au Château Mouton Rothschild. Depuis près de 15 ans passés aux côtés de son père, Pierre, Pascale, juriste de formation, a pris la suite en alliant le respect des traditions et la maîtrise des techniques modernes de vinification.


Après la naissance des New French Clarets, en 1708, à l’initiative des Pontac avec leur cru de Haut-Brion, un engouement pour les vins de garde s’empara des aristocraties européennes. Participant au grand mouvement de la « mode des boissons », en compagnie des cafés, cacaos, champagnes ou portos, les grands vins de Bordeaux connurent en ce temps-là une forte demande.

Un mouvement de conquête viticole des terres de graves, appelée en son temps la « fureur de planter », s’empara alors des nobles et bourgeois bordelais.

A cette époque, le vignoble de Château Fonbadet, exclusivement assis sur des sols de graves, était déjà constitué depuis le siècle précédent.

Sous le roi Louis XIV, le vignoble actuel de Château Fonbadet était déjà entièrement en vignes tout comme l’ensemble de la façade fluviale de Pauillac. Sur les arrières, les terres demeuraient essentiellement consacrées aux grains ou dévolues à la lande inculte. En ce début du XVIIIe siècle, de nombreux vignobles, parmi les plus réputés aujourd’hui, n’étaient pas encore constitués, notamment autour de Batailley, de Mouton, des Carruades, de Grand Puy ou de Moussas. Ce ne fut qu’au cours du XIXe siècle que ces terres se virent enfin conquises par la vigne.
Fait notable, comme l’atteste ces cartes anciennes, les sites de terroirs de Château Fonbadet connurent une permanence viticole sans failles durant trois siècles, du Grand Hiver de 1709 à nos jours. Cette continuité dans la vocation viticole des sols est la marque des grands terroirs, seuls susceptibles de produire régulièrement des vins d’élite.


Au Cadastre Napoléonien de Pauillac de 1828, comme sur la première carte d’Etat-Major, l’ensemble du vignoble actuel de Château Fonbadet était en vignes avant 1855.
Quand à la position des vins du cru de « De Gères à Fonbadet », elle était fort enviable et devançait notablement de nombreux crus classés en 1855.
Au vu de la notoriété de ses vins acquise sur la Place de Bordeaux dans les années qui précédèrent le célèbre classement.

Château Fonbadet aurait pu connaître les honneurs officiels du Classement de 1855.


Déjà, en janvier 1838, le classement du journal « Le Producteur », fondé sur les mercuriales des cours des vins, plaçait le cru de « De Gères », ancêtre de Fonbadet, en 47ème position sur 188 crus de Médoc. Ce cru rivalisait alors avec deux 5ème Grands Crus Classés (château Batailley, Grand Puy), distançait nettement trois autres cinquièmes (Croizet-Bage) , et n’était précédé que par le cru bourgeois de Malécot-Weltner dont le vignoble a depuis été incorporé à celui de Château Lynch Bages dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Entre autres classements, en 1849, la revue britannique « Prefect Survey » devait accorder au cru de « De Gères à Fonbadet » une place de choix : 17ème sur 51. Dans les sélections de cette revue imprimées par le goût, la préférence allait à Pauillac tandis que Margaux fermait la marche. Par contre, le Classement de 1855 ne fut pas une affaire de goût, mais le résultat de savants calculs, arithmétiques ou politiques.

Toujours est-il que 63 crus seulement se virent distingués par le jury de courtiers assermentés, puis inscrits dans leur première liste. Par la suite, un 64ème cru devait les rejoindre grâce une réclamation émise par la baronne Caroline de Villeneuve-Durfort. Par les vois légales, elle sut prouver à temps que les vins de son Château Cantemerle se vendaient au prix des cinquièmes bien que n’étant pas négociés par la Place de Bordeaux. Dans son sillage, d’autres propriétaires demandèrent une révision officielle du classement impérial. Cette fois, leurs démarches demeurèrent sans effet. Cependant, le débat reste encore d’actualité malgré la révision partielle de 1973 qui ne toucha que les premiers crus.


Par le jeu de successions, Château Fonbadet se retrouve aux mains des veuves de Clarke et de Chancel en 1865, puis échoit à la famille de Larose.
Cette famille s’illustra en Médoc en portant au sommet le cru de Gruaud et en fondant le cru de Trintaudon. A la Belle Epoque, Bernard Coudert en est propriétaire, puis, après 1929, une crise de la langueur affecte les vignobles pauillacais.
Au début des années trente, Robert Peyronie acquiert le domaine et œuvre alors à la renaissance du cru.

Selon le Féret de 1868, du temps des veuves de Clarke et de Chancel, Fonbadet, désormais Cru Bourgeois, produisait 60 à 80 tonneaux. Après le décès de la veuve de Clarke, la veuve de Chancel devait se retrouver un moment seule propriétaire.
Sa succession échut à la famille de Larose. Comme de nombreuses vieilles familles nobles détentrices de vignobles avant la Révolution, les de Larose s’éclipsèrent devant l’offensive des maladies de la vigne.et œuvre alors à la renaissance du cru.
Reconstitué entre 1885 et 1898, le vignoble de Fonbadet comptera 30 hectares « d’un seul bloc », fait souligné par Féret Fils dans une notice spéciale accompagnant la 7ème édition du Féret (1898).


Après la Belle Epoque de 1900, la dernière édition du Féret avant la Guerre de 1914-1918 paraît en 1908, année de révoltes vigneronnes et de crise viticole.
Château Fonbadet, détenu par Bernard Coudert, est classé dans les premiers Crus Bourgeois Supérieurs de Pauillac. Quand la paix surviendra, rien ne sera plus jamais comme avant pour les vins de Bordeaux. la reprise sans lendemain du début des années 1920 s’évanouira notamment avec la prohibition aux U.S.A. puis la Crise de 1929. En 1932, Château Fonbadet sera classé Cru Bourgeois Supérieur de Médoc, confirmant ainsi son rang au sein des tous premiers crus non-classés en 1855 de Pauillac. Belle constance du Château Fonbadet à travers les siècles qu’il convient de souligner particulièrement, là où de nombreux autres crus historiques de Pauillac ont disparu, absorbés par les grands crus voisins.

 

 


Le Château Fonbadet est protégé de la convoitise de ses prestigieux voisins par une tradition familiale. La Famille Peyronie peut invoquer de très anciennes racines vigneronnes. Déjà présente sur le terroir pauillacais en 1700, d’après Bernard Ginestet, elle serait ainsi contemporaine des Ségur. Quelque deux cents ans plus tard, au début du XXe siècle, l’arrière-grand-père de Pierre est régisseur du Château Lafite-Rothschild, tandis que le grand-père de son épouse, Jany, occupe la même fonction… au Château Mouton Rothschild. Depuis près de 15 ans passés aux côtés de son père, Pierre, Pascale, juriste de formation, a pris la suite en alliant le respect des traditions et la maîtrise des techniques modernes de vinification.


Aurélien Agert, le grand-père maternel de Jany Agert-Dandonneau, l’épouse de Pierre Peyronie, fut le régisseur du Baron Philippe de Rothschild et administra ses domaines pendant la guerre sous l’œil de l’occupant. Auparavant, (François ) Saintout, aïeul maternel de Pierre Peyronie, avait aussi été régisseur de Premier Cru Classé en 1855, mais à Lafite Rothschild.

Enfin, Rothschild par son père, d’origine modeste et sans la particule, Georges Mandel, l’homme dont De Gaule dit qu’il fut le « premier résistant de France », avait pour bras droit en Médoc le père de Pierre Peyronie, Robert.
Dans ce pays difficile à apprivoiser et prompt à délivrer des surnoms qu’est le Médoc, Robert Peyronie devint ainsi le « cornac de Mandel ».


Dès la fin des années trente, Robert Peyronie, négociant en produits viticole à Pauillac, entreprend de se constituer un vignoble à partir du cru de Mongrand Milon, qu’il tenait de la famille de son grand-père maternel, les Simon. A ce noyau, il adjoint des crus promis à la disparition car vendus aux enchères. Fonbadet, cédé par la Famille Estager qui le tenait de Bernard Coudert, Tour du Roc Milon, vendu par la famille Martet, puis Padarnac.

Par contre, Château Pauillac et Château Haut-Pauillac, autres crus des domaines Peyronie, seront acquis à la barre du tribunal bien plus tard, par Pierre, en 1971.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Robert Peyronie intensifie ses acquisitions de vignes et donne la marque de Fonbadet à ses meilleures cuvées. Lors des mémorables gelées de 1956, les vignobles de Château Fonbadet semblent avoir été épargnés par la nappe de gel grâce à leur altitude et à la proximité des masses d’eau de la Gironde, bénéfiques par leur effet thermique régulateur. Il en aurait fallu bien plus pour entamer la ténacité de Robert Peyronie.

 

Lorsque Pierre Peyronie vinifiait Fonbadet avec son père, le vignoble ne comptait plus que 6 hectares. Désormais seul en 1963, Pierre Peyronie entreprend de reconstituer le vignoble et fait ses premières vinifications dans de vénérables cuves en bois. En 1970, naît un nouveau cuvier, constitué de 14 cuves en ciment époxy d’une seule rangée. Peu à peu, au fil des dernières décennies du siècle, Pierre, grâce à une constante politique d’achats de vignes porte la surface du domaine à une vingtaine d’hectares. Après avoir fini ses études, Pascale le rejoint en septembre 1991, puis vinifie à ses côtés à partir du millésime 1999.
A l’occasion d’un changement d’œnologue conseil, Pascale se lance dans la vinification avec le premier millésime du siècle. L’année 2002 un important échange se fait avec Château Mouton Rothschild, assorti d’un remembrement portant sur près de 3 hectares. Récemment, en 2007, dans un souci constant de la qualité et de la renomméede Château Fonbadet, Monsieur Eric Boissenot est devenu l’œnologue conseil du cru. Château Fonbadet est l’image même du cru familial qui se fait de plus en plus rare de nos jours sur Pauillac. Pierre, à près de 80 ans, porte toujours un œil bienveillant sur le domaine, Marie-Pierre, l’aînée de la famille, pharmacien à Pauillac, ne manque pas de commenter chaque millésime tandis que Pascale, en temps que « winemaker », aime à se qualifier d’intermédiaire passionné entre la terre et le verre.
En outre, Pascale, avec toute sa féminité, porte haut le flambeau du cru familial sous toutes les latitudes.

  • Poids 10
  • Video - Titre Pascale Peyronie
  • Video - Sous titre Château Fonbadet
  • Video - Code 1r76Ht1h7UA
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