Château HAUT-BAILLY 2008

Grand Cru Classé 

Pessac-Léognan

Rouge

DES GOYANÈCHE À FIRMIN LE BAILLY : LES PRÉMICES DU VIGNOBLE


Dès 1461, une source manuscrite fait état de la présence de vignes au lieu-dit du Pujau, situé sur la croupe de ce... En savoir plus

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DES GOYANÈCHE À FIRMIN LE BAILLY : LES PRÉMICES DU VIGNOBLE


Dès 1461, une source manuscrite fait état de la présence de vignes au lieu-dit du Pujau, situé sur la croupe de ce terroir exceptionnel et correspondant à l’emplacement actuel du Château Haut-Bailly. Les bases du vignoble moderne ont cependant été posées à partir des années 1530, sous l’impulsion des familles Goyanèche puis Daitze. Ces riches marchands basques ont en effet mené pendant plusieurs décennies une politique méthodique d’achats fonciers pour aboutir, à la fin du XVIème siècle, à la naissance d’un véritable bourdieu, ancêtre des châteaux viticoles du bordelais.
En 1630, à la mort de Gaillard Daitze, ses héritiers cèdent le bien du Pujau à leurs créanciers Firmin Le Bailly & Nicolas de Leuvarde, banquiers à Paris. Conscients du potentiel de ce terroir, dont ils avaient pu apprécier l’excellence des vins, ils y investissent alors d’importants capitaux permettant à ce vignoble de prendre une réelle dimension commerciale. Ils le dotent d’une maison de maître digne de son rang, d’une renommée internationale, et Firmin lui laisse même son nom.
Après la mort de ce dernier en 1655, le domaine passe de mains en mains pendant près d’un siècle parmi ses héritiers plus ou moins lointains. C’est à cette époque, en 1736, que la régie et l’exploitation du domaine sont confiées à Thomas Barton, d’origine irlandaise, à la tête d’une importante maison de négoce spécialisée dans le commerce de grands vins. Bénéficiant de nombreuses relations commerciales en Angleterre et en Irlande, les vins du château Haut-Bailly y sont alors grandement appréciés des amateurs de « new french clarets ».


DES LAFAURIE DE MONBADON À ALCIDE BELLOT DES MINIÈRES, « ROI DES VIGNERONS » : HAUT-BAILLY DEVIENT L’ÉGAL DES PREMIERS


Au 18ème siècle, deux éminents élus locaux vont se succéder à Haut-Bailly : Christophe de Lafaurie, baron de Monbadon, conseiller au Parlement de Bordeaux, puis son fils, Laurent, qui est élu maire de Bordeaux en 1805. Sa gestion généreuse marquera d’ailleurs longtemps les mémoires bordelaises. Devenu sénateur, ses responsabilités l’éloignent de Bordeaux, si bien qu’en 1813 les héritiers se résolvent à vendre.

S’ensuit jusqu’en 1872 une période de relatif flottement.


En 1872, Alcide Bellot des Minières, suivant le conseil de l’archevêque de Bordeaux, rachète la propriété et y fait bâtir le château actuel. Après avoir fait fortune de son talent d’ingénieur aux États-Unis, Alcide, entrepreneur exceptionnel, se lance alors corps et âme dans l’aventure viticole. Son énergie et son enthousiasme, alliés à une précision rigoureuse du détail scientifique lui permettent de porter en quelques années les prix des vins de Haut-Bailly au niveau de ceux des Premiers Crus Classés : Lafite, Latour, Margaux ou Haut-Brion, ce qui perdurera jusqu’en 1940… Ses nombreux apports scientifiques en font un personnage de légende et lui valent le surnom de «Roi des Vignerons».

FAMILLE SANDERS : UN NOUVEAU SOUFFLE POUR HAUT-BAILLY AU SORTIR DE LA GUERRE


Après le décès d’Alcide Bellot des Minières, Haut-Bailly traverse une période d’instabilité, changeant régulièrement de propriétaires : Frantz Malvezin, géographe et oenotechnicien en 1918, le Comte de Lahens et Paul Beaumartin en 1923, Georges Boutemy, industriel du textile originaire du Nord de la France en 1940. La renommée de ses vins n’étant plus à faire, Haut-Bailly est naturellement inscrit en 1953 au rang des Crus Classés de Graves.


L’année 1955 constitue un nouveau point de départ pour le Château Haut-Bailly avec l’acquisition de la propriété par Daniel Sanders, négociant en vins d’origine belge installé à Barsac (Gironde). Son arrivée marque la renaissance de la propriété. D’importants travaux de modernisation sont entrepris : le vignoble est recomposé, les chais et la maison sont rénovés. Prenant sa suite en 1979, son fils Jean s’attache à son tour, en privilégiant la sélection, à rendre aux vins de Haut-Bailly la qualité et l’image qu’ils avaient au début du 20ème siècle. Il marque de son empreinte le style et la réputation de la propriété.

 

ROBERT G. WILMERS, PROPRIÉTAIRE DU CHATEAU HAUT-BAILLY

Le 30 juillet 1998, Haut-Bailly est acquis par une personnalité américaine, Robert G. Wilmers, qui dirige la M &T Bank dont le siège est dans l’Etat de New York. A Haut-Bailly, il réalise son rêve d’amateur des grands crus de Bordeaux. Il a passé une grande partie de sa vie en Belgique durant son enfance et au cours de sa vie professionnelle. Avec son épouse française, Elisabeth, Robert G. Wilmers continue à garder des liens étroits avec l’Europe où une partie de sa famille réside.

Pour la propriété, cette acquisition sonne comme un enrichissement et une chance. Entre les mains d’un propriétaire passionné, son avenir apparaît assuré et plein de promesses. R.G. Wilmers s’implique lui-même dans les grandes décisions et suit de près les orientations stratégiques du Château.
Attaché à l’histoire du Château et soucieux d’assurer la continuité dans la modernité, il confie en 1998 la gestion du domaine à Véronique Sanders, petite-fille de Jean. Celle-ci s’attache depuis lors au développement de la propriété avec pour unique objectif de montrer à quel point Haut-Bailly mérite son rang de « Crû exceptionnel ».
Grâce aux investissements majeurs consentis par R.G. Wilmers qui ont permis de rénover dans l’ordre, d’abord la vigne et les bâtiments agricoles, puis les chais et enfin le château, chaque millésime confirme désormais un peu plus le prestige de ce cru unique.

 

BIOGRAPHIE DE ROBERT G. WILMERS, PROPRIÉTAIRE DU CHATEAU HAUT-BAILLY

Robert G. Wilmers suit l’école secondaire à Bruxelles. Il retourne aux États-Unis poursuivre ses études à Harvard College puis à Harvard Business School. Il se dirige très vite vers la finance, et devient au début de sa carrière le numéro 2 des finances de la ville de New York dont le budget est équivalent à celui de la France. Dix ans plus tard, il retourne à Bruxelles pour y diriger la banque Morgan. Depuis 1983, il est à la tête de M&T Bank Corporation à Buffalo, la banque la plus importante de l’Etat -hormis la ville de New York- et l’une des 20 premières banques commerciales des Etats-Unis. Ses engagements dans la communauté ont toujours été nombreux et variés : l’Orchestre philharmonique, la Chambre de Commerce, le musée Albright Knox Art Gallery – un des plus réputés aux États-Unis - le système public d’éducation, la Federal Reserve de New York ne sont que quelques exemples parmi bien d’autres.
Robert G. Wilmers est d’un naturel discret doublé d’un bon sens de l’humour. Sa passion pour les grands vins de Bordeaux, qu’il partage avec son épouse française Elisabeth, remonte à sa jeunesse. Haut-Bailly est autant pour lui une forme d’investissement personnel que la réalisation d’un rêve.

 

Références du même château : 

Château Haut-Bailly 2008

Château Haut-Bailly 2005

  • Poids 10
  • Video - Titre Château Haut Bailly
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