Château LARCIS-DUCASSE 2011

Premier Grand Cru Classé B

Saint-Emilion

Rouge

Le vignoble de Saint Emilion est un des plus précieux héritages de la civilisation romaine. Au 4ème siècle déjà, les vins produits à Lucaniac (près de Saint Emilion) étaient demandés à... En savoir plus

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Le vignoble de Saint Emilion est un des plus précieux héritages de la civilisation romaine. Au 4ème siècle déjà, les vins produits à Lucaniac (près de Saint Emilion) étaient demandés à Rome.


Dans les siècles qui suivirent, des moines ont voué une part de leur vie à étudier et travailler la vigne ; les Jurats, dès le 13ème siècle, contrôlaient la qualité des vins produits dans la Juridiction : ainsi, la culture de la vigne et du vin s’est inscrite dans une tradition d’excellence.


Le savoir-faire accumulé par ces siècles d’expérience a mis en lumière des terroirs plus aptes à produire de grands vins. Le vignoble du Château Larcis Ducasse est précisément situé sur un de ces coteaux entièrement au midi qui ont fait la réputation de Saint Emilion. Au 16ème siècle, les vins de la propriété sont fort appréciés et déjà très recherchés. En 1867, une médaille d’or décernée à l’Exposition Universelle de Paris vient récompenser la qualité des vins produits sur ce terroir exceptionnel.

 

 

Au 18ème siècle, la famille Raba, installée à Bordeaux, fait fortune dans le commerce et le transport maritime. Amateur de grands vins, M. Henri Raba achète le Château Larcis Ducasse en 1893. Sa passion le mènera à y investir une grande part de sa fortune. A sa mort en 1925, son épouse puis son fils André reprennent le flambeau. Ce dernier décède pendant la guerre. Il n’a pas d’enfants, c’est donc sa nièce Hélène Gratiot Alphandéry qui hérite de la propriété en 1941. Celle-ci, menacée à son tour, se réfugie en zone libre avec ses deux enfants. Elle revient à Larcis Ducasse après la Libération de 1944 et dirige la propriété avec la collaboration du régisseur-maître de chai Pharaon Roche, tout en exerçant d’importantes fonctions dans l’Enseignement Supérieur à Paris. Son fils, Jacques Olivier Gratiot, directeur chez l’Oréal et jurat de Saint Emilion, devient gérant en 1990. Sous son impulsion, et avec l’aide du régisseur Philippe Dubois, la longue tradition de qualité qui caractérise les vins du Château Larcis Ducasse fut non seulement maintenue mais même améliorée.

Le Château Larcis Ducasse appartient toujours à la famille Gratiot Alphandéry, Monsieur J.O. Gratiot, Madame J. Attmane et leur mère. Depuis le millésime 2002, la gérance en a été confiée à Nicolas Thienpont..

Avec les conseils de Stéphane Derenoncourt et Julien Lavenu, Nicolas Thienpont poursuit les efforts réalisés jusqu’alors, pour accroître sans cesse la qualité des vins du domaine. Il commande une étude précise des terroirs de l’exploitation, engage d’importants moyens pour la rénovation du vignoble et des chais et renforce son équipe technique. Conscient du potentiel exceptionnel du terroir de Larcis Ducasse et aidé par un jeune et dynamique bras droit, David Suire, il associe méthodes traditionnelles et techniques innovantes afin d’exalter les saveurs de cette terre. Toujours dans l’optique de produire de grands vins, purs, minéraux, longs, puissants et fins !

 

Le vignoble de Larcis Ducasse regarde la vallée de la Dordogne depuis la côte Pavie, exposé au sud. Cette situation vient tempérer les excès climatiques tout en assurant une maturation optimale des raisins. Coupée des vents du nord et protégée par la rivière, la vigne ne craint ni les gelées ni la canicule. Le raisin mûrit pleinement en préservant sa fraîcheur et son fruit grâce à l’alternance de chaudes journées d’été dans ce coteau sud et des nuits rafraîchissantes sous l’influence de la Dordogne.

Topographie

L’intérêt de cultiver la vigne en coteau n’est plus à démontrer. D’une part, la vigne capte bien mieux le rayonnement solaire et d’autre part, le drainage se fait naturellement. Quand on sait combien la vigne aime le soleil et déteste l’eau, on comprend aisément pourquoi elle se plait ici. Toutefois, la circulation de l’eau est tellement rapide en pente que les dégâts pourraient s’avérer considérables si on ne luttait pas contre le phénomène. La préservation des haies, un travail sur la perméabilité des sols et l’installation de drains superficiels dans les allées enherbées nous permettent de bien capter les eaux de ruissellement, responsables de l’érosion.

Géologie

Le vignoble du Château Larcis Ducasse, bien que constitué d’un bloc de 11 hectares, est planté sur plusieurs formations géologiques. Du pied de côte en remontant jusqu’au plateau, on rencontre différentes couches géologiques qui affleurent :


- la parcelle du bas repose sur des nappes alluviales quaternaires qui correspondent aux dépôts fluviatiles de la Dordogne. Ce sol présente une texture sablo-argileuse faiblement calcaire en surface.

- Sur les premières pentes, nous retrouvons des formations tertiaires avec des terres argilo-calcaires de nature colluviale, au-dessus de sable fluviatile.

- Dans les pentes les plus fortes (jusqu’à 25 % d’inclinaison), on est en présence de la molasse du fronsadais datant du Sannoisien, une roche calcaire tendre de texture fine (limono-argileuse)

- A l’approche du plateau, apparaît l’argile de Castillon, une argile verte à nodules calcaires d’une épaisseur d’un mètre environ.

- Enfin, nous atteignons le plateau calcaire sur lequel on trouve des terres argilo-calcaires. Le calcaire à Astéries formant le plateau est un calcaire fossilifère présentant trois faciès. De la base vers le sommet, il est composé d’une couche peu épaisse d’argile d’huîtres, puis de calcarénite, un calcaire à grain fin, et enfin de calcirudite, riche en fossiles grossiers.

Une telle palette de terroirs, combinée aux cépages, donne naissance à des expressions aussi diverses que complémentaires. Cette déclinaison nourrit la complexité et la noblesse des vins produits au Château Larcis Ducasse.


Biologie

Les micro-organismes, champignons et bactéries, de même que les petits animaux occupent une place essentielle dans la dynamique des sols. Ils sont l’interface entre le sol et la plante. Sans eux, le terroir ne « parle » pas et pire même, les sols meurent. C’est à nous, qui exploitons ces sols, de les mettre de notre côté. Conscients du bien précieux qu’ils nous apportent, nous veillons à les stimuler par des apports de compost biodynamiques, des semis de plantes accompagnatrices en hiver et des travaux de sols adaptés à la saison.

« C’est là une définition du terroir qui intègre les différentes échelles de temps et d’espace et qui place l’homme comme acteur et révélateur des potentiels viticoles ; car enfin, y a-t-il de grands terroirs sans hommes ? »
Un célèbre vigneron alsacien a très justement confié que « …Ceux qui veulent croire que le terroir existe à l’état naturel et spontané se trompent. Le terroir, c’est l’homme qui taille et qui laboure. C’est le regard de l’homme qui le fait… »


Préserver son terroir

Fascinés par la qualité des terroirs qui nous sont offerts à Larcis Ducasse, nous nous efforçons à entretenir cette terre par des façons aussi diverses que les terroirs de la propriété sont nuancés. Du printemps jusqu’aux vendanges, le sol est entretenu par des griffages ou des labours légers. A l’automne, la vigne peut être labourée dans le but de bien oxygéner les sols avec les pluies hivernales. Sinon, un mélange céréale-légumineuse est semé pour limiter l’érosion, faciliter la vie microbienne et soigner la structure du sol.


Cultiver sa vigne

Choisir le cépage adapté au sol, maîtriser la vigueur et le rendement, contenir les attaques des parasites de la vigne sont autant d’objectifs à poursuivre pour approcher l’équilibre tant recherché et produire des raisins de qualité.
Le vignoble de Larcis Ducasse est actuellement planté de 78 % de merlot, 20% de cabernet franc et 2% de cabernet sauvignon, le tout à une densité de 6000 pieds par hectare. Avec un âge moyen de 35 ans environ, le vignoble est renouvelé continuellement sur une rotation de 80 ans environ, en veillant bien à reposer les sols, les drainer, planter de la vigne issue de sélection massale ou de clones qualitatifs à des densités approchant aujourd’hui les 7500 pieds par hectare.

Chaque année, nous intervenons manuellement, avec une grande précision, pour réaliser une taille mesurée, des ébourgeonnages et des éclaircissages permettant de répartir et de réguler la production, des échardages et des effeuillages pour assainir l’environnement des grappes. Des traitements réfléchis en fonction des risques parasitaires sont appliqués en veillant bien à ne pas nuire à l’équilibre naturel.
Tout est mis en œuvre pour récolter des raisins sains et mûrs.
Des fumiers de bovin compostés sont épandus chaque année à l’automne pour conserver une bonne fertilité.


Vinifier et élever son vin

A l’approche des vendanges, nous passons 2 fois par semaine dans chaque parcelle pour goûter les raisins, juger de l’évolution de leur maturation. Une fois l’équilibre maturité tannique et fraîcheur aromatique trouvé, les vendangeurs arrivent. En respectant bien l’intégrité du raisin, des tris effectués manuellement tant à la vigne qu’au chai nous permettent de ne conserver que les baies mures. Après éraflage mais sans foulage ni pompage, le raisin est encuvé par gravité en grains entiers, en séparant bien les cépages et les parcelles. L’essentiel de la qualité du futur vin est déjà joué.

Avec les levures indigènes, la fermentation alcoolique va démarrer naturellement au bout de 24 à 72 heures. Le jus qui se libère peu à peu des raisins, va fermenter 9 à 15 jours. Le chapeau de marc formé va macérer 3 à 4 semaines au cours desquelles des remontages très fractionnés vont nous permettre d’extraire délicatement couleur, arômes et tanins. Ensuite, le vin est écoulé sans attendre en barriques, renouvelées pour 60 % d’entre elles. La fermentation malolactique se déroule naturellement entre novembre et mars. Si besoin, on effectue des bâtonnages pour extraire des lies, le gras qui va enrober les tanins et rendre la bouche plus suave à la dégustation.
Un 1er soutirage intervient au bout de 6 à 9 mois, avant l’été. Après 2 hivers et 18 mois d’élevage sur lies fines, le vin est stabilisé, affiné, prêt à être mis en bouteille.
La dégustation guide nos pas pendant ces 18 mois de vinification et d’élevage pour que les vins mettent en valeur les terroirs dont ils sont issus, en se révélant subtils, harmonieux et élégants avec de la matière, de l’onctuosité et du fruit.

 

Références du même château : 

Château LARCIS-DUCASSE 2006

Château LARCIS-DUCASSE 2011

  • Poids 10
  • Video - Titre Larcis Ducasse 2007
  • Video - Sous titre JJ Buckley
  • Video - Code R0dJ1MdDVBI
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