Ch. LEOVILLE LAS CASES 2011 Magnum Zoom

Le terroir de Léoville Las Cases
Bruno Rolland

Ch. LEOVILLE LAS CASES 2011 Magnum

2ème Grand Cru Classé

Saint-Julien

Rouge

En 1638, Jean de Moytié, bourgeois anobli bordelais, possédait un vignoble sur un mont de graves, qu’il nomma Mont-Moytié. En 1740, la propriété est échue par alliance à Alexandre de Gasq,... En savoir plus

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bouteille

En 1638, Jean de Moytié, bourgeois anobli bordelais, possédait un vignoble sur un mont de graves, qu’il nomma Mont-Moytié. En 1740, la propriété est échue par alliance à Alexandre de Gasq, seigneur de Léoville.

Il renomma la propriété en Léoville et fit bâtir le château. A sa mort le domaine regroupait120 ha, soit la plus grande propriété viticole du Médoc à l’époque, qui va être divisé entre ses héritiers.

Pendant la Révolution, le Marquis de Las Cases, l’un des héritiers de Léoville dut émigrer. Sa part fut alors vendue comme Bien National et rachetée en 1826 par Hugh Barton.

Cette partie sera à l’origine de Léoville Barton.

Le nom du domaine vient du marquis Jean-Pierre de Las Cases de Beauvoir, héritier d'une partie du domaine de Léoville au début du 19ème siècle.


Cette propriété est née de la scission du Château Léoville † (voir la fiche du Château Léoville †).
La constitution du domaine de Léoville Las Cases a débuté vers 1805, après le décès de Bernard d'Abadie (1725-1805), c'est Pierre-Jean marquis Las Cases de Beauvoir qui hérite de sa part après son retour d'exil de Grande-Bretagne.


Après le décès en 1815 du marquis de Las Cases de Beauvoir, c'est son fils Adolphe de Las Cases (1782-1880), époux d'Esclarmonde de Raigecourt-Gournay (1796-1872) qui hérite du domaine et en fera le château Léoville Las Cases. Sa part représente approximativement les 3/5 du domaine originel.
Cet imbroglio historique explique sans doute pourquoi en 1855, les courtiers décidèrent de classer deuxième cru le Domaine de Léoville en précisant les trois propriétaires de l'époque mais sans les distinguer.


Il faudra attendre 1880 pour que se terminent les problèmes juridiques liés à la séparation entre Léoville las Cases et Léoville-Poyferré ! Lors de ce partage, les bâtiments du Château Léoville Poyferré et du château Léoville Las Cases ont été divisés en deux parties et le sont encore aujourd'hui ce qui donne des zones communes aux deux propriétés, ce qui est pour le moins exceptionnel.


Après le décès en 1880, à l'âge de 98 ans d'Adolphe de Las Cases, ce sont ces enfants : Clotilde (mariée en 1850 avec Joseph Amalric de Rippert d'Alauzier), Gaston et Tiburce Gabriel Marie Martin Alexandre marquis de Las Cases (1823-1916) marié en mai 1869 avec Yvonne Marie Budes de Guébriant (1846-1881), sa cousine, qui hériteront à parts égales de la propriété.
En 1881, après le décès de Clotilde de Las Cases, c'est son fils Ludovic-Emmanuel comte de Rippert d'Alauzier (1852-1935) qui hérite de sa part.


En 1886, Gabriel rachète la part de Gaston.


En 1900, il est créé la société civile du Château Léoville Las Cases avec 20 actions de 25000 francs détenue par Gabriel (13 actions) et Ludovic (7 actions).
La même année, Gabriel de Las Cases doit céder ses parts pour régler ses dettes. Il cède 6 actions à sa famille et 7 actions à Christophe Calvet, Hermann Peyrelongue (avoué), Maurice Peyrelongue (notaire), Edouard Tastet (courtier) et Théophile Skawinski (1841-1930), régisseur de propriétés viticoles et propriétaire des Poudres et soufre Skawinski à Saint-Christoly.
En 1901, Théophile Skawinski devient le régisseur du domaine et le gérant de la société civile. Patiemment, il commence à racheter les parts des autres actionnaires.
En 1902, Théophile Skawinski crée une nouvelle marque « le Clos du marquis », à l'image des Forts de Latour de château Latour, dont les raisins sont issus du clos attenant au château Léoville à l'entrée du bourg de Saint-Julien-Beychevelle lorsque l'on se dirige vers Pauillac depuis Beychevelle.
En 1929, il finit par prendre le contrôle de la propriété avec 13 actions sur 20.
Celui-ci mariera sa fille Marie-Thérèse (1873-1957) à André Delon (?-1951) qui lui succédera comme administrateur du Château Léoville Las Cases en 1930. André Delon continuera à racheter les actions de la société civile.

En 1951, André Delon décède et son fils Paul Delon lui succède à la tête du domaine.
En 1975, Jacques Depoizier devient responsable technique du domaine.
En 1976, Michel Delon prend la direction du domaine. Débute alors la rénovation du chai. Cette même année, le vin du domaine ets cité dans le film de Claude Zidi, l'Aile ou la cuisse où Louis de Funès (Charles Duchemin, directeur des Guides Duchemin dans le film) reconnaît un Léoville Las Cases millésime 1953 uniquement à l’œil.


En 1994, Jean-Hubert Delon rejoint le domaine.
En 1995, les descendants de Clotilde d'Alauzier étaient toujours actionnaires minoritaires de la société civile du Château Léoville Las Cases.
En 1997, Jean-Hubert Delon rachète le château Nénin à Pomerol.
En 2000, Jean-Hubert Delon devient l'administrateur du domaine (cinquième génération de la famille).
Depuis 2008, le tri optique de la vendange est effectué.
En 2010, Jean-François Klee rejoint le domaine pour en prendre ultérieurement la responsabilité technique.

 

 

Références du même château : 

Château LEOVILLE LAS CASES 2007

Château LEOVILLE LAS CASES 2010 Magnum

Château LEOVILLE LAS CASES 2011 Magnum

Clos du Marquis 1989

Clos du Marquis 1994

Clos du Marquis 1995

Clos du Marquis 1999

Clos du Marquis 2002

Clos du Marquis 2003

Clos du Marquis 2004

Clos du Marquis 2011 Magnum

Le Petit Lion du Château Léoville Las Cases 2009

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