Château MARQUIS DE TERME 2011

4ème Grand Cru Classé

Margaux

Rouge

On retrouve les origines de la Seigneurie de la Famille Péguilhan-La Barthe sous le règne de Clotaire II.

Leur Seigneurie « […] s’étendait alors sur le versant français des Pyrénées,... En savoir plus

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On retrouve les origines de la Seigneurie de la Famille Péguilhan-La Barthe sous le règne de Clotaire II.

Leur Seigneurie « […] s’étendait alors sur le versant français des Pyrénées, soit une grande partie des actuels départements des Hautes-Pyrénées et de l’Ariège.».


Marquis de Thermes premier du nom, Paul de La Barthe, Maréchal de Thermes, Péguillan par son ascendance, naît en 1482 à Courserand.

Sa famille « trempée depuis des siècles dans un bain de noblesse de l’épée », Paul de La Barthe s’illustrera surtout à travers ses nombreuses campagnes militaires au service de François Ier puis de Henri II, notamment sous le grade de Colonel de la Cavalerie. Entre 1557 et 1558, la Seigneurie de Thermes est érigée en Marquisat. Il meurt en 1562 à Paris, sans descendant direct.

Descendant indirect en tant que petit-neveu de Paul de La Barthe, Roger de Saint-Lary, Seigneur de Bellegarde, fait de sa famille les seigneurs de Thermes. Il meurt en 1579, sans descendant.


« Dès lors, le marquisat de Thermes se transmettra au gré des alliances entre les Péguilhan, Seigneurs de Betbèze et Vicomtes de Larboust, les Saint-Lary de Bellegarde, les Astorg, les Comminges et les Pardaillan, Seigneurs de Gondrin, Marquis d’Antin et de Montespan. […] c’est ainsi que la seigneurie de Thermes restera attachée aux Péguilhan et aux Pardaillan durant tout le XVIIe siècle, coexistant entre leurs deux filiations. »

C’est à compter de Roger de Pardaillan de Gondrin que le titre de Termes perd son « H ».

Il est alors un courtisan bien né sous le faste ambiant de Louis XIV. Le Marquis de Termes, passablement ruiné par son train de vie à la cour, décide de reprendre les armes pour le compte de son Roi. Après la campagne menée contre les Provinces-Unies (Pays-Bas Néerlandais - 1672), Roger de Pardaillan, Marquis de Termes, reprendra son service de premier valet de chambre de Louis XIV.

Roger de Pardaillan de Gondrin, Marquis de Termes, mourut seul et sans le sou en 1704, laissant ainsi la branche des Seigneurs de Pardaillan, Marquis de Termes, s’éteindre. Sa seule fille, entrée au couvent des années plus tôt, ne lui donnant aucune descendance.

La Branche des Pardaillan disparaissant avec Roger, « nous retrouvons les Termes à travers les nouvelles alliances entre Péguilhan, les La Barthe et les Bellegarde Saint-Lary. […] en la personne de François II de Péguilhan ».

Son petit fils, François III, hérite de la seigneurie des Termes.

« Il n’a pas l’âme d’un courtisan et préfère exercer l’art militaire en tant que capitaine de la compagnie de Noailles, pour participer sous Louis XV à toutes les campagnes de Bavière et d’Autriche, de 1741 à 1751.»

Après avoir été blessé à plusieurs reprises, François de Péguilhan de Larboust, Marquis de Termes, fait son adieu aux armes et retrouve ses terres ancestrales vers 1757-58.

François III a déjà plus de 40 ans et n’est toujours pas marié. Il est donc convenu qu’il épouse Elisabeth de Ledoulx d’Emplet.

C’est en Décembre 1762, que François et son père montent du Château de Betbèze (sénéchaussée d’Auch) à Bordeaux.

« Un si bel équipage attire de nombreux badauds et la rumeur de leur arrivée se propage aussitôt en ville et jusqu’au quartier des Chartrons. Si leurs personnes ne sont pas connues des Bordelais, leurs titres et leurs mérites ont depuis longtemps défrayé les chroniques. […] Le mariage religieux aura lieu à Cantenac.» (Médoc, à 3km de Margaux).

Elisabeth de Ledoulx d’Emplet, nièce par alliance de Jean-Baptiste des Mesures de Rauzan, apporte en dot ses terres de Cantenac en Médoc […] et notamment le domaine d’Emplet-Léoville […]. Dès lors, - le 16 Décembre 1762 - le vin issu de la dot s’appellera Marquis de Termes.

Le cru est ainsi répertorié en 1774 dans les registres fiscaux de Bordeaux.

« En ce temps là, l’exploitation du cru de Marquis de Termes est bien située à Cantenac. Il est classé au troisième rang des vins de la paroisse […]».

Dès 1787, Thomas Jefferson, alors futur président des Etats-Unis d'Amérique (1801-1809), classe le cru Marquis de Termes parmis les troisièmes du Médoc et des Graves, situant ainsi le vin de la propriété dans les seize meilleurs vins de Bordeaux. « François III, Marquis de Termes, et son épouse, administrent leur vignoble depuis leur résidence bordelaise ». Alors que le couple n’a pas de descendance et que la Révolution gronde, leurs affaires ne vont pas fort et les époux sont contraints de vendre leur propriété de Cantenac en Décembre 1791.


« L’acquéreur est un Sieur Jean-Joseph Guyonnet.».

Alors que ce dernier disparaît « ses biens furent confisqués par la Nation. Cette cruelle mésaventure accéléra sans doute le trépas du Marquis qui décéda en 1794.

Par son testament, daté de 1792, il léguait ses titres et ses biens – ou ce qu’il en pouvait rester – à son neveu François-Joseph, Vicomte de Larboust.»

« C’est le […] 7 Juillet 1796, que le domaine d’Emplet-Léoville est adjugé au citoyen Duprada. Celui-ci prend lui-même en main la conduite de l’exploitation.». Entre 1802 et 1803 ce dernier acquiert également deux autres parcelles de vignes. Il se trouve alors criblé de dettes et contraint de vendre aux enchères ses          terres d’Emplet-Léoville, Fenis et Cordet.

L’ensemble est acheté par Elie Duprat, ancien négociant, demeurant à Blanquefort. Celui-ci se voit, à son tour, obligé de vendre son domaine en 1809, au Suédois Halvorus Sollberg, négociant à Bordeaux.

Nous sommes en 1817, Thomas Feuillerat a 20 ans. Il travaille sur le vignoble des Sollberg depuis déjà près de 10 ans. Il a apprit les différents métiers de la vigne et est devenu l’homme de confiance de Sollberg. Cependant, cette année là, Sollberg “s’enfuit”, laissant dettes et vignobles à son ex-femme.

« La vente du domaine devient alors inéluctable. Elle interviendra le 7 Août 1834 […].». L’acquéreur est un négociant Bordelais, d’ascendance écossaise, du nom de Mac Daniel. Celui-ci renouvelle sa confiance auprès de Thomas Feuillerat qui, par les pouvoirs qui lui sont confiés par son nouveau propriétaire, continuera à accroître le domaine, entre 1834 et 1870, par l’achat notamment d’une propriété dite des “Gondats”.

La propriété reviendra aux mains d’Oscar Sollberg, fils du couple Sollberg, qui la rachètera le 31 Mars 1845, au terme d’une dizaine d’années d’une longue course aux créanciers.

C’est lors de l’Exposition Universelle de 1855, présidée par Son Altesse Impériale, le Prince Napoléon Bonaparte, que le cru Marquis de Terme est classé quatrième Grand Cru Classé, assorti du nom de son propriétaire, Oscar Sollberg.

C’est Jean Feuillerat, le benjamin des fils de Thomas, qui succèdera à son père à la direction de l’exploitation, en 1870.

Le dernier quart du XIXème siècle fut marqué par la réapparition dramatique du phylloxéra dans le vignoble médocain. Malgré divers procédés exercés afin de sauver la vigne, il fallut, pour l’essentiel, reconstituer le vignoble après l’avoir arraché.

C’est en 1886 que le vignoble du Château Marquis de Terme est de nouveau en pleine production. Cependant, Oscar Sollberg, toujours propriétaire, affronte une seconde ruine.

« Tant bien que mal, au milieu de cette nouvelle tourmente, Jean Feuillerat, administre le cru de Marquis de Terme […].». Alors qu’il s’est lié d’amitié au négociant Frédéric Eschenauer, il fait appel à lui lors de la saisie du domaine par le tribunal de Bordeaux pour une vente aux enchères.

 

« Celui-ci décide de l’aider et de se porter acquéreur du domaine à la barre du tribunal. Il est entendu entre eux que Jean Feuillerat disposera d’un délai de dix ans pour le racheter. Ce pacte sera respecté à deux ans près puisque c’est le 4 Mai 1898 que Feuillerat et Eschenauer conclueront l’affaire. […]. Entre ses mains, Marquis de Terme va prospérer », et ce, jusqu’à sa mort survenant le 20 décembre 1904.

En 1906, un accord est trouvé entre les deux frères héritiers de Jean, Armand et René Feuillerat. Il fut conclu que « Armand conserverait l’ensemble de l’immobilier tandis que René se trouverait dédommagé par une significative somme d’argent ».

« Désormais seul maître de Marquis de Terme, Armand va administrer son domaine tout en poursuivant ses activités de négociant en vin.». Il est alors âgé de 40 ans.

Armand Feuillerat achète, en 1913, le Château Ferrière, troisième cru classé de Margaux.

La première « Grande Guerre » éclate et Armand est contraint d’endosser l’uniforme pour faire les campagnes de Grèce et d’Italie durant 4 ans. « pendant ce temps, son épouse conduira les exploitations avec l’aide de son dévoué régisseur Daniel Caze ».

A partir de 1919 les vins du Château Marquis de Terme acquièrent une réputation et une notoriété remarquables outre-manche.

Entre temps Armand Feuillerat a adopté une politique de deuxième marque - et en cela fait figure de précurseur - pour les vins qu’il ne juge pas d’une qualité suffisante à porter les armes du cru classé.

« La marque est celle de “La Mariotte Margaux”.» qui a été abandonnée par la suite au profit de la marque “Terme des Gondats”.

« Marquis de Terme est alors un lieu de rencontres huppées et d’élégances mondaines où personnalités économiques, politiques et artistiques se mélangent comme dans un bon cocktail.».

Le crac boursier de 1929 n’épargna cependant pas la famille Feuillerat. Après diverses mauvaises opérations et placements hasardeux, la famille Feuillerat est en faillite, ce qui précipitera la mort d’Armand en 1934. « Sa veuve et sa fille, Mme Durand, refuseront la succession. Son fils Pierre Feuillerat l’acceptera sous réserve d’inventaire, mais il ne pourra pas maîtriser la situation et le domaine lourdement hypothéqué devra être vendu aux enchères.», après trois générations et 120 ans de gestion du domaine par la famille Feuillerat.

Ils n'auront eu de cesse d'améliorer la qualité du cru Marquis de Terme et d'enrichir l'histoire des vins médocains, en prenant notamment, une part active à la création du Syndicat des vignobles de Margaux, dont Armand sera lui-même le président fondateur.

 


Pierre Sénéclauze naît à Oran, en Algérie, en 1903.

Son père est alors un important commissionnaire et négociant en vins de toute première qualité. « Leur réputation est bien assise, tant en France qu’à l’étranger. […] La clientèle particulière est importante. Les vins sont recherchés. Les affaires sont prospères.». A l’âge de 17 ans, Pierre Sénéclauze prend place au côté de son père.

En 1935 il quitte Oran pour la “métropole” afin de visiter son réseau et activer les ventes. Cependant celui-ci avait une autre idée en tête : celle d’étudier l’acquisition d’un bon domaine en Médoc. Sur les conseils avisés de son ami Paul Quié, Pierre Sénéclauze savait que beaucoup de vignobles français étaient à vendre - suite au crac Boursier - pour presque rien, et que les opportunités étaient donc intéressantes.

Il fera l'acquisition du Château Marquis de Terme cette même année.

Pierre Sénéclauze prend alors la gestion de la propriété. Dynamique et respectueuse de la tradition, la famille Sénéclauze, déjà investie dans l'exportation de vins d'Algérie de grande qualité, saura faire les bons choix en confiant les rênes à leurs différents Directeurs-Régisseurs.

C'est d'abord le régisseur Daniel Cazes, atteignant l’âge de la retraite, qui est remplacé par son propre beau-frère, Alexandre Tolo.

A partir de 1954, les jeunes fils Sénéclauze, Pierre-Louis, Philippe et Jean, prennent part dans la gestion de la propriété de Marquis de Terme. Alors qu’Alexandre Tolo continue à améliorer le vignoble,                             l

Septembre 1972 est marqué par l’arrivée de Jean-Pierre Hugon en tant que régisseur, alors qu’Alexandre Tolo atteint l’âge de la retraite. Il quitte son poste à contre coeur en 1974, alors âgé de 75 ans et meurt en 1989 sans enfant.

En 1976, Jean-Pierre Hugon, entreprend alors l’entier renouvellement du parc de futailles. Un investissement important mais nécessaire pour assurer une qualité optimale.

Pierre Sénéclauze mourut lui en 1978. Le Château Marquis de Terme appartient dorénavant aux trois fils Sénéclauze, Pierre-Louis, Philippe et Jean.

Les années suivantes vont être marquées par un certain nombre de travaux et d’investissements en équipements ; remembrement du domaine dans les années cinquante, construction du nouveau chai en 1981, pour abandonner le chai annexe des Gondats trop excentré, modernisation de la stratégie commerciale en 1982, rénovation des bâtiments en 1984, et de nombreux investissements techniques, dont la thermorégulation qui a fait son entrée au cuvier en 1999.



En 1984, on célèbre alors au Château Marquis de Terme, le “Ban des vendanges”, organisé par la Confrérie du Bontemps de Médoc et de Graves. On accueille près de 800 personnes, dont Charles Aznavour, dans le nouveau chai, aménagé pour l’occasion.
C'est en janvier 2009, entre la seconde et la troisième génération de la famille Sénéclauze, qu'un nouveau directeur marque son arrivée. Ludovic David entreprend, avec le soutien des propriétaires, une politique d'envergure, tournée davantage vers l'international.

 

Références du même Château : 

Château MARQUIS DE TERME 2011

Château MARQUIS DE TERME 2011 Magnum

Château MARQUIS DE TERME 2011 Double Magnum

  • Poids 10
  • Video - Titre Ludovic David présente
  • Video - Sous titre le millésime 2011
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