Château PAVIE MACQUIN 2011 Magnum

1er Grand Cru Classé B

Saint Emilion

Rouge

Pavie Macquin, ce château éponyme, trouve la clé de son histoire grâce à l'illustre Albert Macquin (1852 -1911).
Saint-Emilion lui doit l'usage du plant greffé, qui devait sauver le... En savoir plus

192,00 € TTC


bouteille

Pavie Macquin, ce château éponyme, trouve la clé de son histoire grâce à l'illustre Albert Macquin (1852 -1911).
Saint-Emilion lui doit l'usage du plant greffé, qui devait sauver le vignoble ruiné par le phylloxera. C'est vraiment « l'homme de la reconstruction ».

Henri Enjalbert peut écrire : « Il faut se représenter Albert Macquin, pendant plus de trente ans, comme le grand maître de la transformation du vignoble St Emilionnais ».
Les actuels propriétaires du château sont ses petits enfants : Benoît et Bruno Corre, Marie Jacques Charpentier et leurs propres enfants. Ils montrent dans la continuité de leur illustre ancêtre, un attachement profond à cet admirable terroir.

Une grande renaissance

Pavie Macquin est une propriété admirablement située sur le plateau culminant de Saint-Émilion. La prise de conscience de l'extraordinaire qualité du domaine et la volonté de produire un grand vin de terroir ont commencé en 1986 avec l'arrivée de Madame Maryse Barre. Cette dernière a contribué fortement au relèvement du cru, avec énergie et détermination. Cette volonté sera poursuivie avec l'arrivée en fin 1994 de Nicolas Thienpont nommé gérant, accompagné dans sa démarche par Stéphane Derenoncourt qui, déjà présent depuis 1990, a trouvé ici le berceau idéal pour une méthode de production qui fait encore ses preuves aujourd'hui dans de nombreux domaines bordelais ou étrangers.

Cette recherche et cette réflexion pour une viticulture et une vinification basées sur le respect des lois naturelles et d'une tradition dynamique ont fait de Château Pavie Macquin un véritable laboratoire expérimental. Il s'agissait non pas de créer un nouveau cru, mais tout simplement de révéler un terroir et d'en dévoiler les qualités qui étaient cachées dans les décennies précédentes. En un mot, il fallait dévoiler la splendeur de « Cendrillon »

Le terroir de Pavie Macquin est situé en plateau, à côté de la butte de Mondot et en bordure de la faille de Fongaban. Le vignoble est caractérisé par une position altimétrique dominante et s'étage entre 100 mètres d'altitude sur la bordure de la butte et soixante-quinze mètres sur le rebord du plateau. D'un seul tenant, il est voisin à l'ouest de Troplong Mondot, au sud de Château Pavie (ler G.C.C.) et au nord regarde vers Trottevieille (ler G.C.C.).

Nous nous trouvons donc en très bonne compagnie, dans un secteur particulièrement qualitatif avec ces sols si particuliers du plateau calcaire qui peuvent être profonds et lourds en haut de croupe et très minces, la roche affleurant parfois, plus bas dans la pente.

Les sols, tous argilo-calcaires, expriment à la vigne différentes notions de terroir selon leur situation géographique, selon la nature des argiles plus ou moins fortes, mais aussi et surtout selon la proximité de la table de calcaire à astéries, qui se situe entre 20 cm et 1 m 50 de profondeur. Cette faible profondeur des sols sur une grande partie de Pavie Macquin lui permet d'exprimer des caractères minéraux que n'ont pas toujours les sols plus profonds du sommet de la butte (sols « rouges »).


Une cartographie a pu être définie pour distinguer environ neuf sols différents. L'observation empirique doublée d'une recherche scientifique quant à l'aspect physique des sols, à leur organisation géologique, mais aussi à leur fonctionnement biologique, nous a permis de définir pour chacun un type de culture et de vinification permettant une certaine continuité dans le style; c'est ainsi l'assurance de la pérennité du terroir.

Le sol sur rocher calcaire avec ses argiles fortes confère au vin puissance, charnu et générosité.


Une certaine philosophie… Et la révélation d’un terroir.

Quinze années de gestion des sols et de la plante par une méthode largement inspirée de la méthode biodynamique, sans jamais entrer dans son côté mystique (au mauvais sens du terme), l'étude biologique des sols, le refus des herbicides, le compostage, l'étude des plantes accompagnatrices, le transport de la vendange par convoyage, depuis 1995 la vinification en grains ronds, la micro oxygénation depuis 1992, accompagnée à cette époque des premiers élevages sur lies, le bâtonnage sur vins rouges, généralisé à toute la production depuis 1995, l'extraction par pigeage, témoignent du souci du détail à tous les niveaux de production.


De plus, l'intégration de nouveaux bâtiments, harmonieusement ajoutés à l'existant, permet au-delà d'un outil de travail spacieux et confortable d'accueillir les gens sur un site exceptionnel. Pavie Macquin a gardé une image de cru «paysan» parfaitement adaptée à une philosophie de production:
Etre non pas « créateur », mais «accoucheur » d'un terroir. Il s'agit d'une véritable maïeutique d'un vin. 
Soigner son terroir
Le travail du sol est mécanique, peu profond, et les phénomènes de tassement de sol ne sont pas laissés de côté. Un vaste programme d'utilisation de plantes accompagnatrices semées en automne nous permet de corriger ces problèmes.
La gestion des passages d'eau a fait l'objet d'une étude approfondie débouchant sur la réalisation de quelques drains en vigne installée sur bas de pente et quelques drains de sentier dans les allées. Cette philosophie de respect nous permet de nous appuyer sur un sol vivant, d’un bon fonctionnement biologique.

Cultiver sa vigne

Ainsi la mortalité des ceps y est très faible et l'âge moyen du vignoble est supérieur à 30 ans. De plus, un passage annuel pour remplacer les quelques pieds manquants nous permet d'entretenir une densité maximum sur l'ensemble du vignoble. Un programme d'observation des vieux ceps et de marquage nous amène à préserver notre patrimoine par sélection massale. Il en va de même pour les porte-greffes qui sont rigoureusement sélectionnés afin de garder la maîtrise de la vigueur. 
Face à ces explications, la maîtrise des rendements devient un des objectifs principaux pour obtenir une quantité de récolte adaptée au millésime et pouvant atteindre une maturité nécessaire pour éviter toute notes végétales dans les vins, ou variétales, et d'exprimer avec précision toute la subtilité de ce grand terroir.
L'éclaircissage se fait en deux passages, l'un après la fermeture de grappe pour éliminer les « paquets », l'autre à la véraison pour réguler et la charge et la maturité. Le mot d'ordre est : des chaussettes sur une corde à linge !
L'effeuillage vient parachever ce travail en vue d'un degré sanitaire optimum de la vendange.
Un suivi analytique nous permet de suivre l'évolution des maturités alcooliques tandis que la dégustation des baies suit l'évolution de la maturité phénolique. La synthèse de ces deux approches nous permet de choisir la date de vendanges.
La vendange est acheminée en bastes peu remplies. Elle est ensuite triée sur des tapis à bande et à vibration. Le raisin en grains ronds, donc sans foulage est acheminé en cuve par convoyage nous permettant d'obtenir des chapeaux de raisins parfaits, comparables à une boite de caviar ouverte.


Une vinification et un élevage respectueux.

Selon la dégustation des baies, nous aurons le choix de la cuve dans le cuvier mixte aménagé de sept cuves ciment de petite capacité (de 70 à 90 hl) et de quatre cuves bois de 80 hl. De même, l'extraction pourra être faite par remontage ou par pigeage.
Avec la grande puissance tannique de la matière première, la douceur est de mise pour être liée à l'opulence, sans tomber dans l'excès de la concentration pour la concentration. Selon les millésimes ou l'identité de la cuve, un programme de micro oxygénation pourra être mis en place dès la macération.

L'écoulage se fait en barrique à raison d'environ 80% de bois neuf selon le millésime. Aucun rythme calendaire ne s'impose pour les interventions ou les soutirages. Toute intervention se décide par la dégustation.
L'observation depuis la parcelle permet l'élaboration de différentes cuvées à forte identité. Elles pourront donc recevoir un élevage propre à leur caractère, toujours peu interventionniste, de manière à privilégier le fruit et à utiliser le bois neuf d'une manière plus structurante qu'aromatisante. Ainsi l'assemblage final ne sera réalisé qu'à partir du moment ou chaque lot aura atteint une maturité complète.

On peut dire que ce qui est le premier donné, c'est la puissance, et cette puissance se doit d'être conduite, canalisée par une maîtrise des rendements et une maturité soutenue et attendue. On songe ici à la parfaite application de cette règle d'un brillant écuyer du Cadre Noir de Saumur : « Dompter la puissance pour la rendre à la grâce et retrouver ainsi la puissance de la grâce ».

 

Références du même château : 

Château PAVIE-MACQUIN 2011

Château PAVIE-MACQUIN 2011 Magnum

  • Video - Titre Château Pavie Macquin
  • Video - Sous titre Nicolas Thienpont
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