Château RAUZAN-GASSIES 2010

2ème Grand Cru Classé

Margaux

Rouge

Le fief de Gassies en Médoc, à mouvance et à foi de la Châtellenie de Blanquefort à l’origine puis de la baronnie de Margaux, fut la seigneurie de la famille noble de Gassies jusqu’en 1524 où... En savoir plus

54,00 € TTC
324,00 € TTC


caisse(s) de 6

Le fief de Gassies en Médoc, à mouvance et à foi de la Châtellenie de Blanquefort à l’origine puis de la baronnie de Margaux, fut la seigneurie de la famille noble de Gassies jusqu’en 1524 où il passa, par alliance, aux mains de Gaillard de Tardes, écuyer.

Traditionnellement orientés vers le métier des armes, les chevaliers de Gassies étaient, le plus souvent, hommes d’armes de la Ville de Bordeaux. Dans cette lignée de noblesse d’épée se distingua le corsaire Laurent de Gassies qui, en 1523, emporta d’abordage un vaisseau espagnol de retour des Amériques puis conduisit sa riche prise à Bordeaux.
En 1615, la seigneurie de Gassies en Médoc fait partie de la corbeille de mariée de Marie de Montferrand qui épouse Bertrand de Faverolles, écuyer.

En septembre 1661, Pierre Desmesures de Rauzan, achète aux Faverolles de Montferrand le fief et les terres de Gassies.

Monsieur de Rauzan est fort connu dans le monde du vin de l’époque. Négociant sur la Place de Bordeaux, il est aussi le fermier du Château de Margaux, pour le compte des Fumel, puis devient le fermier de Latour avant les Ségur.

La stratégie foncière de Pierre de Rauzan est alors d’acquérir des domaines proches de ses prestigieux fermages, le cru de Gassies pour Margaux, le futur cru de Pichon pour Latour.
A sa mort, en mai 1692, le domaine de Gassies, dénommé désormais Rauzan, se monte à 40 hectares tandis que son vin est considéré comme le premier des seconds crus des paroisses de Margaux et de Cantenac.

Dans son héritage, Thérèse, sa fille, reçoit le cru de Pauillac qui jouxte Latour, ses trois fils, le domaine de Rauzan. Alors que ses frères, dits Rauzan Aîné et Rauzan Officier, se tournent vers d’autres horizons, le plus jeune choisit de devenir Sieur de Gassies et de demeurer à Margaux.
Jusqu’en avril 1763, date de la partition du domaine entre Jean-Baptiste de Rauzan et Jean de Roulier, neveu et héritier du Sieur de Gassies, le domaine de Rauzan conserve son unité bien qu’il ait été géré en participation.

A partir du mariage de Catherine de Rauzan avec le Baron de Ségla, en 1785, le domaine se scinde définitivement. Ainsi naquirent les crus de Rauzan Ségla et de Rauzan-Gassies, dont le nom perpétue les racines médiévales de cette maison noble de Margaux.


Rauzan-Gassies, Grand Cru Classé en1855


Le classement qui s’est imposé en 1855 ne fut que le résultat d’une longue course entre les crus les plus notables du Médoc.

Sous l’Ancien Régime, les crus étaient déjà classés, mais par paroisse. Pour l’Intendance de Bordeaux, le but de ces classements était d’établir une base fiscale pour la levée de l’impôt du vingtième, ancêtre de l’impôt cadastral.


En 1740, 1745, et 1776, l’administration royale édifie des relevés de crus notables de plus en plus étoffés et précis.

Sous la 1ère République, en 1795, le registre des communes prend le relais et, en 1823 pour Margaux, c’est le tour du cadastre napoléonien.

Ces listes portent le nom du propriétaire du cru, son rang réparti en quatre classes, ou plus, ainsi que le prix des vins au tonneau. Invariablement, dans tous ces classements, le cru de « Rauzan » se situe juste derrière le         « Château de Margaux », au premier rang des seconds crus de Margaux et Cantenac.

La partition foncière de 1763, puis la séparation effective des domaines de 1785, ainsi que le jeu des successions, ne changera pas cette hiérarchie qui s’imposera tout naturellement lors du classement impérial de 1855.

De second cru classé de Margaux-Cantenac, Château Rauzan-Gassies deviendra alors Second Grand Cru Classé de la Gironde. De 1775 à 1823, la famille Pellier, héritière de Jean de Roulier, conserve le domaine en indivision. En 1823, la veuve de Louis Chevalier, demoiselle Pellier, gère le domaine et réside à Gassies.

Ses héritiers qui vendent leurs vins sous leur nom, Puilboreau et Chavrier du Gol, puis Viguerie à partir de 1851, gardent la propriété en indivision.

La marque de Rauzan Gassies apparaît pour la première fois en 1839 puis s’imposera toujours par la suite comme la seule marque du cru.

Lorsque Charles Pereire et Charles Léopold Rhône, deux parisiens du Faubourg Saint-Honoré, acquièrent le domaine en 1867, il compte 17 hectares sur Margaux et 24 sur Cantenac. Il restera en l’état jusqu’en 1930 où il se portera à 35 hectares sur Cantenac.

Dans l’intervalle, la Veuve de Charles Rhône conserve le domaine de 1875 à 1889, puis il échoit à Jean-Baptiste Rigaud, 29 rue de la Bienfaisance à Paris, à qui succède sa veuve en 1901.

En 1923, Maître Puyo, notaire à Bordeaux, devient propriétaire. Après son décès, en 1930, sa veuve et ses héritiers resteront en indivision jusqu’à ce que Paul Quié se porte à la tête du domaine de Château Rauzan-Gassies en 1946.

 

 

 

Le terroir de Château Rauzan-Gassies est exclusivement assis sur le massif de graves glaciaires de Margaux et Cantenac qui surplombe la Gironde.

Sols maigres et drainants, parfaits pour établir un vignoble d’élite, ces graves de la bordure de la Rivière constituent le sanctuaire des vignobles de Margaux, déjà renommés au Moyen-Âge. Tous les sites de terroirs de Château Rauzan Gassies font partie de ce véritable « Margaux Historique » et étaient déjà en vignes bien avant 1855.

 

Toutes les natures de graves glaciaires, ou garonnaises, déposées au Quaternaire lors de la débâcle glaciaire du Mindel II ( - 480 000 ans) se rencontrent dans la composition du terroir de Château Rauzan-Gassies : graves de la terrasse, graves du rebord de la terrasse, colluvions avec placage de graviers et de galets résiduels et colluvions sablo-graveleuses. Ce manteau de graves, qui varie d’un mètre d’épaisseur à plusieurs mètres selon les endroits, repose le plus souvent sur des couches tertiaires de calcaires et marnes lacustres de Plassac.


Les sites de terroirs en graves de Château Rauzan-Gassies sont répartis au fil de la pente des plateaux graveleux de Margaux et de Cantenac et sont desservis par les axes de drainage privilégiés qui assurent leur « respiration » hydrique. Leur altitude est comprise entre 21 mètres et 5 mètres. Cette diversité dans la nature et la topographie du terroir de Château Rauzan-Gassies est un atout, car elle offre une large palette au savoir-faire vigneron et engendre naturellement des vins typés et expressifs.

Cette diversité est aussi typique des vignobles les plus anciens des communes de Margaux et de Cantenac où les parcelles des Grands Crus Classés sont toutes imbriquées les unes dans les autres.

 


Margaux - Géologie


En Médoc, l’appellation Margaux est la seule appellation communale à compter tous les types de graves laissées par la Garonne au cours du Quaternaire.

Son aire s’étend de la haute terrasse jusqu’aux graves émergeantes des palus. Cependant, au cours de la période glaciaire du Riss I, une anomalie dans la séquence historique des dépôts de graves s’est produite : un bras du fleuve a creusé son lit entre les sédiments déposés au Mindel I et II pour former une langue de graves plus basse.


Margaux - Histoire


Dès l’époque médiévale, les croupes de graves de Margaux et Cantenac qui font face à la Rivière étaient en vignes.

Vins de seigneurs pour les fiefs de la Motte de Margaux, de Gassies en Médoc ou d’Issan, vins d’église pour le Prieuré de Cantenac, les vins de Margaux connaissaient déjà un grand renom.

A tel point que deux bourgeois de Bordeaux tirèrent l’épée à cause d’un saccage des vignes de Margaux, sacrilège à leurs yeux, commis par des marins anglais. Ce différent portant sur la fidélité à la couronne anglaise se réglera par un duel, à Nottingham, en 1405, devant le roi Henri IV Lancastre.


Si les Anglais quittent définitivement la Guyenne en 1453, ils n’oublient pas pour autant les vins de Margaux. L’alliance anglaise instaurée sous Henri IV et la promulgation de l’Edit de Nantes favorise leur retour, en compagnie des Hollandais.

Grâce à l’ouverture de ces marchés, un grand mouvement de croissance viticole touche alors le Pays Margalais pour culminer dans la première partie du règne de Louis XIV.

Contenue par les guerres de Louis XIV vieillissant, cette « fureur de planter » reprend de plus belle une fois la paix revenue avec la Régence d’Orléans puis le règne de Louis XV. Sous son règne, que l’on appartienne à la haute noblesse d’épée, comme les Fumel, à Château Margaux ou les Foix de Candale, au Château d’Issan, que l’on soit noble de plus modeste lignée, comme Pierre de Rauzan à Gassies, robin ou bourgeois, laboureur ou paysan, chacun voulait avoir sa vigne.


Margaux - le climat


Le Médoc forme une presqu’île prise entre la Gironde et l’Océan Atlantique réchauffé, sous cette latitude, par le Gulf Stream. Son climat bénéficie de l’effet thermique régulateur de ces deux masses d’eau qui l’enserrent et met ainsi la vigne à l’abri des excès climatiques. Dans ces conditions, le 45e parallèle, qui traverse l’Appellation Margaux, lui délivre un climat tempéré à l’abri des perturbations océaniques et préservé des gels et des trop fortes chaleurs.

 

 

Vignoble


Encépagement


La tradition margalaise d'encépagement guide l'expression du terroir choisie à Château Rauzan-Gassies : le Cabernet Sauvignon (65%), âme du Grand Vin, sur les graves et le Merlot (25%), tout en rondeur et fruit, sur les différents types de colluvions.
En outre, deux autres cépages de complément, Cabernet Franc et Petit Verdot, apportent leur originalité et leurs parfums au Grand Vin.
Vignerons et vigneronnes travaillent pendant les douze mois de l’année autour des quelques 300 000 pieds de vigne (densité de plantation 10 000 pieds/hectare) que compte le vignoble de Château Rauzan-Gassies.

Le savoir-faire du vigneron


Soucieux du respect et de la pérennité de ce grand terroir hérité de nos ancêtres, la conduite du vignoble est résolument orientée vers la viticulture raisonnée : travail des sols, labour, amendements organiques, lutte contre les parasites par confusion sexuelle, désherbage par griffage. Ainsi, ne soyez pas surpris de trouver une flore naturelle entre les ceps lors de vos promenades dans notre vignoble.

  • Poids 10
  • Video - Titre Rauzan-Gassies
  • Video - Sous titre by Eyes in Air ©
  • Video - Code S_tMJJfoVV8
  • url map tsp7p