Château RAUZAN-SEGLA 2011

2ème Grand Cru Classé

Margaux

Rouge

La Maison Noble de Gassies a déjà une certaine notoriété lorsqu’elle est acquise le 7 septembre 1661 par Pierre Desmezures de Rauzan, bourgeois et grand négociant bordelais qui donne alors son... En savoir plus

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caisse(s) de 6

La Maison Noble de Gassies a déjà une certaine notoriété lorsqu’elle est acquise le 7 septembre 1661 par Pierre Desmezures de Rauzan, bourgeois et grand négociant bordelais qui donne alors son nom à la propriété.

A cette époque, Pierre de Rauzan est déjà Fermier du Château Margaux (il y reste jusqu’en 1663) et ensuite, de 1679 à 1692, il exerce les mêmes responsabilités au Château Latour.


A la fin du XVIIème siècle, le domaine de Rauzan s’étend sur plus de 40 hectares , une surface considérable
pour l’époque.

A la mort de Pierre de Rauzan, le 10 mai 1692, sa plus jeune fille Thérèse hérite du vignoble de Pauillac       – le futur Château Pichon Longueville – et ses trois fils se partagent la propriété de Margaux.

Des générations de Rauzan se succèdent alors au poste de Conseiller du Parlement de Bordeaux sous les règnes de Louis XV et Louis XVI et c’est à cette époque que le domaine s’agrandit et que la réputation de ses vins se développe de manière remarquable.


Il semble que la future division entre Rauzan-Ségla et Rauzan-Gassies s’amorce réellement au début du
XVIIIème siècle puisque le cadet – appelé Sieur de Gassies – produisait apparemment son vin indépendamment de ses deux frères.

Cette séparation se perpétue ensuite avec les générations suivantes et devient officielle par le document signé le 24 avril 1763 entre Jean Baptiste de Rauzan et Monsieur Jean Roulier (le neveu et héritier
du Sieur de Gassies).


La fin du XVIIIème siècle est marquée par deux femmes extraordinaires , Madame Marie-Anne de Briet et sa fille, la baronne de Ségla.

Madame Marie-Anne de Briet avait épousé Philippe Simon de Rauzan (le fils de Jean Baptiste) et, après dix ans de mariage, ils se séparent. Comme elle souhaite récupérer sa dot, elle commence à réclamer sa part du domaine, aidée en cela par sa belle-famille; elle obtient finalement la gestion de la propriété en 1778. Elle apparaît comme une femme d’affaires avisée et très intelligente.


A la fin du XVIIIème siècle, les vins de Rauzan ont déjà acquis une réputation exceptionnelle qui les range parmi les meilleurs crus.

Le Président Thomas Jefferson en apporte d’ailleurs une aimable confirmation.

Grand amateur de bons vins, il mentionne dans le compte-rendu de son voyage à Bordeaux de 1787, les vins de Madame de Rauzan parmi les meilleurs seconds crus et commande 10 caisses de Rauzan le 6 septembre 1790.


Madame de Rauzan (née de Briet) est une femme de caractère : aussi déterminée que ses prédécesseurs, elle veut obtenir le prix le plus élevé pour ses vins.

Il était alors admis par les négociants bordelais que les très bons deuxièmes crus peuvent valoir les ¾ d’un premier cru (1500 livres contre 2000 livres le tonneau de 900 litres).


Madame De Rauzan n’accepte qu’une réduction maximum de 350 livres et obtient finalement gain de cause.


Sa fille aînée Catherine, seule descendante ayant gardé le nom des Rauzan, épouse le Baron Pierre Louis de Ségla en 1785. Ce dernier est malheureusement assassiné pendant la révolution en 1789. A la mort de sa mère en 1816, elle hérite de la moitié du domaine et devient unique propriétaire suite au décès de sa soeur en 1828.


Elle se charge de la gestion, épaulée par son gendre, le Comte de Castelpers, jusqu’à sa mort en 1847.

Ses héritiers (dont sa fille, la Comtesse de Castelpers) restent ensuite propriétaires pendant presque 20 ans.
Les vins de Rauzan-Ségla sont alors unanimement considérés comme les meilleurs de la commune après ceux de Margaux. Leur excellente réputation est officiellement reconnue en 1855 quand le Classement impérial place Rauzan-Ségla en tête des Seconds Crus, juste après Mouton Rothschild.


En 1866, après avoir appartenu pendant plus de deux siècles à la même famille, Rauzan-Ségla est vendu à
Monsieur Eugène Durand Dassier, pasteur de l’Eglise réformée et sénateur, pour la somme de 730 000 francs.

Sous la direction de Durand-Dassier, la réputation de Rauzan-Ségla atteint alors son apogée. La production
s’accroît considérablement et les prix rivalisent fréquemment avec ceux des premiers crus. Les vins sont
exportés dans le monde entier.


En 1903, Frédéric Cruse, gendre du sénateur Durand-Dassier, prend la direction de la propriété, et fait
construire l’actuel château qui remplace l’ancien bâtiment de style chartreuse qui lui-même avait été construit sur les ruines de la maison noble d’origine. La nouvelle demeure est construite en 1904 par l’architecte Louis Garros et le parc dessiné par le paysagiste G. Le Breton.


Bien que la qualité des vins continue à correspondre à la classification officielle, la superficie du vignoble en
production diminue peu à peu, crise économique oblige, pour se réduire à une petite vingtaine d’hectares en
1937.


A la mort de Frédéric Cruse en 1950, le Château reste en indivision, solution qui ne favorise pas les
investissements, si bien qu’en décembre 1956 lorsqu’il est vendu à Monsieur de Meslon, le vignoble est très âgé et l’équipement du cuvier ancien. Monsieur de Meslon, agriculteur de Bergerac, établit un programme rapide de replantation et introduit la mécanisation à Rauzan-Ségla : les quatre premiers tracteurs sont achetés en 1957.


La qualité des vins remonte, tout comme l’intérêt pour le Château ; ce qui permet à Monsieur de Meslon de
revendre le domaine à une société d’armateurs de Liverpool, la John Holt Ltd., en février 1960.

En 1983, monsieur Jacques Théo est nommé Directeur Général et le Professeur Emile Peynaud devient l’oenologue consultant de Rauzan-Ségla. En 1986, de nouveaux bâtiments techniques sont construits : un ensemble moderne de 20 cuves en acier inoxydable et un nouveau chai d’élevage. La propriété bénéficie pendant quelques années de ces investissements considérables avant d’être de nouveau touchée par des problèmes financiers.


La Maison CHANEL devient propriétaire en avril 1994 et entreprend immédiatement un grand programme de rénovation.

Le vignoble est drainé (un réseau de 15 kilomètres est maintenant en place), deux parcelles de Petit
Verdot ont été plantées et 3 hectares de vignes ont été sur-greffés en Merlot. Aujourd’hui, la propriété compte 51 hectares pour une production annuelle d’environ 200 000 bouteilles (dont la moitié pour le Second Vin Ségla).


Le cuvier a progressivement été adapté et les grandes cuves remplacées par des plus petits éléments,
correspondant aux surfaces des parcelles.

Depuis les vendanges 2004, les raisins sont triés sur des tables vibrantes de 10 mètres de long, pour que chaque baie soit contrôlée individuellement avant d’arriver dans la cuve. Les chais d’élevage ont été complètement rénovés et une salle de conditionnement (avec une chaîne de mise en bouteilles permettant au Château Rauzan-Ségla d’être totalement indépendant) est venue compléter l’ensemble.


Le Château, demeure aujourd’hui centenaire, a retrouvé son aspect originel puisque sa rénovation s’est faite selon les plans dessinés en 1904.
Avec un propriétaire et une direction travaillant à l’excellence, un vignoble en constante amélioration et des
installations modernisées, Château Rauzan-Ségla, fort de ses trois siècles et demi d’histoire, détient aujourd’hui les atouts nécessaires pour être fidèle à sa réputation.

  • Poids 10
  • Video - Titre Château Rauzan Segla
  • Video - Sous titre par Luxedream TV
  • Video - Code A4k7jF51_vw
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